1748, 1959 Montesquieu, for whom society (climate and national character) pre-exists the state (De l’esprit des lois). See Althusser’s Montesquieu (PUF: Paris).
1758 Helvetius, De l’esprit. (Legislator as educator.)
1762, 1782 Rousseau, Émile, ou De l’éducation; Considérations sur le gouvernement de Pologne regarding the need of religion to produce virtue amidst the lower classes, “faire aimer les lois”.
May 8, 1793 Brissot, journalist and among the founders of the Girondin tendency, wrote in a letter: “Je voudrais distinguer et la partie organique du gouvernement et les institutions morales qui font aimer le gouvernement, qui corrigent les défauts et perfectionnent les qualités du caractère national, qui inspirent cet enthousiasme de la liberté et de la patrie... Dans tous, excepté dans celui de Saint-Just, je ne vois que la partie organique: il semble qu’on ait pris les hommes pour des automates et qu’on ait cru au pouvoir de les gouverner avec les lois de la mécanique.”
1794 Boissy d’Anglas, Essai sur les fêtes nationales.
⚘ The preceding three references have something in common, which sharpens Saint-Just by contrast. Abensour writes: “À la différence de J.-J. Rousseau, de J. Brissot, de F. Boissy d’Anglas, Saint-Just n’a pas une conception exclusivement instrumental de l’institution. [...] L’institution n’a pas pour objet de faire respecter par une voie indirecte les termes du contrat, mais de repousser toute fondation contractuelle de la société pour atteindre à une fondation institutionnelle.” “L’institution est fondation d’un ordre spécifique: la cité de droit social; elle découle d’une conception positive de la société et d’une théorie de la socialité originaire.” (284f in the original publication, 129f in Cœur de Brutus.) (What of Sorel’s myth and Gramsci’s party? do they belong with Rousseau and Boissy d’Anglas’s instrumental religion?)
December 1794 / 8 vendémiaire l’an III Babeuf, Tribune du peuple 19, pp. 3-4 on the “great legislative doctors [grand médecins législatifs]”.
November 1795 / 9 frimaire l’an IV Babeuf, Tribune du peuple 35: “We have greater need of institutions than of constitutions.”
1843, Code de la communauté by (early!) materialist and communist revolutionary Théodore Dézamy. Abensour writes: “Il en résulte une transformation du rôle du législateur, plus lecteur que créateur: ‘Toute la mission du législateur consiste à les rechercher, à les reconnaître, puis à les promulguer.’ Si T. Dézamy ne prononce pas le mot institution, il en conçoit la pensée…””
1849 Proudhon, Confessions d’un révolutionnaire: “It is because society has never been organized, but is merely in the process of organization, that, until today, it has needed legislators, statesment, heroes and police commissioners.” This passage passage can’t be found on page 56 where Abensour places it, yet others nearby are pertinent and just as striking. On page 60, we read, “Je distingue en toute société deux espèces de constitutions, l’une que j’appelle la constitution SOCIALE, l’autre, qui est la constitution politique: la première, intime à l’humanité, libérale, progressive, et dont le progrès consiste le plus souvent à se débarrasser de la seconde, essentiellement arbitraire, oppressive et rétrograde.” See also Chapter XVIII regarding revolutionary clubs:
“Certes, après la Révolution de février faite au nom du droit de réunion, du droit qu’ont les citoyens de discuter entre eux les intérêts du pays, et de manifester solennellement leur opinion sur les actes du pouvoir; après, dis-je, cette affirmation éclatante de l’initiative populaire, s’il était une institution qu’un pouvoir démocratique dût respecter, et non-seulement respecter, mais développer, organiser, jusqu’à ce qu’il en eût fait le plus puissant moyen d’ordre et de paix : c’étaient les clubs. Je dis clubs, comme je dirais meetings, sociétés populaires, casinos, gymnases, académies, congrès, comices, etc.; en un mot, associations et réunions de toute nature et de toute espèce. Le nom ne fait rien à la chose. [...] Le Gouvernement provisoire s’était contenté de faire surveiller les clubs : il s’est beaucoup vanté de sa tolérance. Tolérer ! c’était déjà se déclarer hostile, c’était renier son principe. Après la tolérance, devait infailliblement venir l’intolérance. Cavaignac donna le signal ; l’atrabilaire Léon Faucher, trouvant l’œuvre de son prédécesseur insuffisante, entreprit de la compléter. Un projet de loi fut déposé par lui, qui déclarait purement et simplement l’interdiction des clubs.”
1910, 1927, 1930, 1932 1) Maurice Hauriou, Principes de droit public (Paris: Sirey, 1910). Hauriou was a Bergsonian and a Catholic conservative, and an influence on Carl Schmitt, whose subordination of law to a greater sovereign mirrors Hauriou’s elevation of social and “living” right over formal right.
2) Gaston Morin, La Loi et le Contrat (Paris: Alcan, 1927) and “Vers la révision de la Technique juridique. Le concept d’institution” in Archives de Philosophie du droit et de Sociologie juridique nos. 1-2 (1931). This issue also contains a long essay of Georges Gurvitch on Maurice Hauriou.
3) Georges Renard, La Théorie de l’institution. Essai d’ontologie juridique (Paris: Sirey, 1930).
4) Georges Gurvitch, L’Idée du Droit social. Notion et système du Droit Social. Histoire doctrinale depuis le XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle (Paris: Sirey, 1932). Gurvitch begins with Proudhon and concludes with a critique of Hauriou. — Prevalence among these titles of the publication house Société du recueil J.-B. Sirey. — This list (or lineage) extends to Ali Shariati who studied with Gurvitch. — Schmitt’s quiet entry into this bibliography gives pause.
1953, 1967 Hauriou and Gurvitch show up in a footnote to a question: “What are the theoretical presuppositions of the notion of institution?” This footnote concludes with Gilles Deleuze, whose Empiricism and Subjectivity: An Essay on Hume’s Theory of Human Nature (1953), Instincts and Institutions (1953), and Coldness and Cruelty (on Sacher-Masoch, 1967) Abensour cites elsewhere in the article. “From a philosophical point of view,” he writes, it is worthwhile to consult Mauss and Fauconnet’s entry on “Sociologie” in the Grande Encyclopédie are worth consulting; but “most of all [principalement] the several works of G. Deleuze already cited...”